La rubanerie


La Rubanerie

Comines a été vouée au textile dès ses origines ; jusqu’au XIVème siècle, l'industrie drapière y est très développée. En 1456, une franche foire est accordée par le Duc Philippe le Bon pour relancer la draperie, en crise, et encourager les habitants de Comines qui ont subi plusieurs incendies désastreux.

Jusqu’au XIVème siècle, l'industrie drapière est très développée. Mais les guerres aux XVIe et XVIIème siècles entre le royaume de France et l'Espagne dominant alors les Pays-Bas, ont ruiné cette région. A l'origine du retour à la prospérité de la cité, on découvre un homme : Philippe Hovyn, marchand de lin d'Ypres, originaire de Menin, qui crée la première manufacture de Rubans à Comines en 1719. A cause des barrières douanières qui pénalisaient les manufacturiers flamands, ce marchand transporta à cette époque toute son activité en France.

Avant la Révolution, la fabrication de rubans s'apparentait encore en partie à de l’artisanat à domicile. Des paysans-tisserands possédaient un métier sur lequel toute la famille s'activait dont les enfants surnommés les « Marmousets ». Le XIXème siècle voit l’arrivée des premières usines. A partir de 1870, avec l'avènement des machines à vapeur, les manufactures prennent le relais des métiers à la main qui ne produisaient en moyenne que 3,5 mètres à l’heure. Les nouvelles machines sont forcément beaucoup plus productives. En 1900, la commune compte 3500 métiers qui produisent 400 millions de mètres de ruban. Comines s'impose comme la capitale mondiale du ruban utilitaire. L'activité connaît une période florissante jusque 1914.

Durant la guerre, les usines sont pillées par l'occupant ou détruites par les combats. Après guerre, la rubanerie est relancée avec des métiers allemands et grâce aux subventions allouées suite aux dommages de guerre. Mais un certain nombre d’usines ne seront pas reconstruites ou changeront de localisation dans la Vallée de la Lys. La relance sera difficile.

A partir des années 1970, le métier connaît une crise durable, due évidemment à la concurrence internationale. Entre temps, la révolution électronique a bouleversé l'activité : les usines sont désormais équipées de métiers à aiguilles électroniques qui remplacent les anciens métiers à navettes. On est passé de 150 à 2500 coups minute, cadence qui permet de produire beaucoup plus vite. En 1970, il subsistait à Comines 35 ateliers traditionnels qui se sont écroulés. Aujourd’hui une dizaine de rubaneries sont encore en activité à Comines France et une seule à Comines Belgique. Désormais 250 métiers produisent six cents millions de mètres de ruban par an (rubans très spécialisés : harnais en tous genres, ceintures dont les ceintures de sécurité et même rubans de médailles olympiques !).

Renseignements et informations complémentaires

Maison du patrimoine
4/6 rue du Pont
59560 Comines
Tél : 03 20 14 21 51

// Mardi : de 14h à 17h30

// Mercredi : de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30

// Jeudi : de 14h à 17h30

// Vendredi : de 9h30 à 12h

// Samedi : de 14h à 17h (de mai à août)


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