Personnages célèbres

Saint Chrysole Philippe De Commynes
(1445-1511)
Jean Despautère
(env. 1460-1520)
Georges De Hallewyn
(1470-1536)
Augier De Busbecque
(1522-1592)
Soeur Augustine Devos
(1803-1860)
Charles De Groux
(1825-1870)
Monseigneur Charles
Lecompte (1867-1934)
Edmond Decottegnies
(1893-1963)
Désiré Ducarnin
(1859-1918)
André Schoonheere
(1921-1998)
Maurice Schumann
(1911-1998)

Le territoire de Comines était occupé déjà au temps de l’invasion romaine. Vers 275, Saint Chrysole y fonda l’une des
premières communautés chrétiennes des Pays-Bas. Martyrisé à Verlinghem, en 303, il vint mourir à Comines, au lieu où il avait érigé un autel à l’invocation de Saint Pierre. En 656, ses restes furent exhumés par Saint Eloi, et son culte, célébré le 7 février, officiellement autorisé.

Célèbre historien, chroniqueur et diplomate élevé à la cour des Ducs de Bourgogne, conseiller de Charles le Téméraire et de trois rois de France (Louis XI, Charles VIII et Louis XII), il est aussi l’auteur de célèbres Mémoires.

Célèbre professeur et grammairien flamand de langue latine

Humaniste distingué, ami d’Erasme et de Thomas Moore, auteur d’ouvrages savants, protecteur des lettres, qui fit venir à Comines Jean Taccoen de Zillebeke (1531), grand voyageur qui laissa le récit détaillé de ses voyages en Italie, à Jérusalem, à Saint Jacques de Compostelle. Il créa une riche bibliothèque dans le château de Comines.

Né à Comines, diplomate réputé auprès de la Cour Ottomane et de Soliman le Magnifique, il a été l’instigateur d’un pacte de non-agression. Auteur de nombre de lettres et mémoires en latin, savant naturaliste, il est également l’importateur de la tulipe, du lilas et du marronnier d’Inde jusqu’alors inconnus en France.

Native de Comines, la Supérieure Générale des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul a fondé en 1856 la Maison des Sœurs Françaises à Madrid.

Artiste peintre de talent qui s’attacha à reproduire dans ses tableaux les misères sociales et mœurs du siècle, il fut reconnu par les Romantiques Parisiens (dont Van Gogh), même s’il fit essentiellement carrière en Belgique. En 1850, il obtint le Prix de Rome à l’Académie de Bruxelles.

Intronisé en 1921 évêque d’Amiens, il se définissait lui-même « évêque des ruines » dans ce diocèse dévasté par la guerre. Il ne manqua pas une occasion de revenir dans sa paroisse en reconstruction. A sa mort, on peut dire qu’il fut « l’évêque au monde qui a béni le plus grand nombre d’églises et de cloches ».

Il fit ses premières armes dans la salle d’entraînement de la rue d’Hurlupin, puis fut sacré Champion d’Haltérophilie en 1924 lors des Jeux Olympiques de Paris, puis devint l’entraîneur du Club Cominois d’Haltérophilie.

Il était le fils du maréchal ferrant de Sainte Marguerite, qui soignait également les bêtes. Il voulut devenir vétérinaire. Il fit de brillantes études à l'école des vétérinaires de Maison Alfort. Il pratiqua ce métier plusieurs années. Un proche lui conseilla de se lancer dans le textile, ce qu'il fit. Il monta une petite usine qui se développa. Il voulut alors se lancer dans la politique. Des différends à ce niveau avec des industriels des rubaneries de Comines, le poussa à leur faire concurrence en créant sa propre rubanerie. Il devint Maire en 1904 (jusqu'en 1918). Il commença par faire de nombreuses transformations sociales dans son usine, qui devint la 3ème rubanerie de la ville. Puis il voulut changer Comines qui lui doit entre autres : * la goutte de lait : c'était une distribution gratuite de lait et d'œufs pour les nourrissons, * la construction d'une maternité, d'un orphelinat, d'un hôpital, * la création du jardin public, * la création d'un abattoir, * la création de la piscine municipale.

Né en 1921, il est très tôt attiré par l’enseignement. A 19 ans, il inaugure sa carrière au cours complémentaire de Comines dispensant des leçons de langue et de lettres. Passionné de littérature et d’Histoire, il lit avec attention les ouvrages des abbés Messiaen et Dervaux, premiers historiens de Comines.

Sa curiosité intellectuelle le pousse à fouiller dans le passé, son envie d’enseigner à transmettre ses connaissances. Grâce à ses nombreuses publications de « l’Histoire du Vieux Comines » à « Comines de siècle en siècle », il nous a montré toute la richesse de notre passé. Membre actif de la Société d’Histoire de Comines-Warneton, Vice Président du Comité de la Fête des Louches, Secrétaire puis Président d’Honneur de l’association « les Amis de Comines », il a consacré sa vie à rendre l’Histoire accessible à tous.
Egalement poète et dessinateur, son talent s’exprime notamment dans la création d’affiches de la Fête des Louches et dans la réalisation des maquettes sur cartons des vitraux de l'hôtel de Ville qui éclairent le grand escalier d'honneur. Médaillé par la Ville de Comines France et Belgique, Chevaliers des Palmes Académiques, membre de la Commission Historique, André SCHOONHEERE a ainsi été reconnu officiellement comme un homme remarquable. La Ville a choisi de donner son nom à la maison du patrimoine. Egalement un personnage marquant pour la Ville de Comines.

Né le 10 avril 1911 à Paris. Il étudie aux lycées Janson de Sailly et Henri IV puis à la faculté de lettres.

Journaliste avant-guerre lorsqu'il entendit l'appel de De Gaulle, Maurice Schumann choisit de partir à Londres. Ayant une voix qui passait très bien à la radio, il s’attacha à soutenir le moral des Français. Après-guerre, il devint capitaine. Il était alors Officier de Légion avec les Anglais.

Très populaire, il entreprit de faire de la politique. Il fut Sénateur du Nord, Conseiller régional Nord Pas-de-Calais. Ministre des Affaires Etrangères, il fut en même temps conseiller municipal à Comines de 1971 à 1977. Il fut membre de l'association des Amis de Comines. Il est élu à l’Académie française, le 7 mars 1974, au fauteuil de Wladimir d’Ormesson (13e fauteuil).

Il est mort le 9 février 1998 à Paris.